Kaspersky aurait momentanément possédé des documents classifiés de la NSA

Après avoir fait l’objet de graves accusations de la part des médias américains, le groupe Kaspersky est enfin sorti de son silence.

Il a en effet avoué avoir été en possession de documents secrets de la NSA en 2014, mais les aurait immédiatement supprimés.

Les médias américains ont porté de graves accusations contre Kaspersky

Le mois dernier, la firme Kaspersky a été accablée par les médias américains (Washington Post et New York Times).

Selon ces derniers, l’antivirus phare de l’éditeur aurait permis la fuite d’outils secrets provenant d’un employé ou d’un sous-traitant de la NSA.

Après avoir détecté les fichiers, l’antivirus Kaspersky aurait par la suite été utilisé par les cybercriminels pour dérober les documents.

Face à ces accusations, les responsables de Kaspersky ont promis de remettre un rapport interne et ont communiqué des informations supplémentaires à un autre organisme.

Des documents classifiés de la NSA retrouvés dans les serveurs de Kaspersky

De son côté, Eugene Kaspersky a affirmé avoir été informé de la présence sur les serveurs internes de sa firme de documents secrets de la NSA.

Bien qu’il ait assuré avoir exigé la suppression immédiate desdits documents sur le Cloud, les médias américains ont émis des doutes quant à la véracité de ses dires.

L’antivirus Kaspersky a en effet été conçu de manière à « téléverser » tous les fichiers au comportement suspect sur les ordinateurs de ses utilisateurs.

Mais des fichiers liés au collectif de cybercriminels Equation ont été retrouvés dans l’ordinateur du sous-traitant.

Les agences américaines ont-elles été informées de l’erreur commise par le sous-traitant ? Telle est la question que se posent de nombreuses personnes.

Il est toutefois important de préciser qu’aucune intention malveillante n’a été prêtée à la firme.

Le scénario le plus abordé vise à démontrer l’infiltration des réseaux de l’entreprise par des personnes malveillantes ; une hypothèse jugée peu probable par Eugene Kaspersky, même s’il n’existe pas de sécurité absolue.

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